Le programme ArMeRIE / Continuités et ruptures dans l’occupation humaine du bassin versant de l’aber Ildut dans le temps long, du Mésolithique au haut Moyen Age

Continuités et ruptures dans l’occupation humaine du bassin versant de l’aber Ildut dans le temps long, du Mésolithique au haut Moyen Age

Stage Master | 2020-2021 | Projet En cours

Mémoire de M1, master recherche CCS – UBO, mention Histoire (Yvan Maligorne, Yvan Pailler, Pierre Stéphan, Clément Nicolas)

Ma recherche porte sur les dynamiques d’implantations humaines autour de l’aber Idut dans le temps long, de la Préhistoire récente au haut Moyen Age. Ces zones d’estuaires où se mêlent eau douce et eau salée à chaque marée constituent des environnements particulièrement riches par leur biocénose (poissons, coquillages, oiseaux). D’un point de vue économique, ils correspondent à des traits d’union entre l’intérieur des terres et le littoral mais également à autant de havres pour les navires souhaitant faire relâche ou commercer avant de passer la pointe bretonne. Leur vallée profondément entaillée forme également des limites naturelles qui ont pu marquer des frontières territoriales même s’ils peuvent bien entendu être traversées à l’aide d’embarcations, à des passages à gué ou encore contournés par des routes situées en amont. Notons qu’il faudra pour cette étude tenir compte de la remontée du niveau marin pour chaque période donnée. Le rôle de ces abers a donc pu évoluer dans le temps, mais, de tout temps, leur contrôle ou leur accès a dû être primordiale pour les groupes humains habitant à proximité. Dans ce travail, je souhaiterais me concentrer sur l’aber Ildut. Si les sources étaient trop faibles pour se limiter à ce seul aber, je choisirai d’étendre ma recherche à l’aber Benoît et/ou à l’aber Wrac’h.

Je prévois pour ce faire de m’appuyer à la fois sur les nombreux travaux archéologiques publiés (Y. Pailler, C. Nicolas, M.-Y. Daire, etc.), sur le dépouillement de la littérature grise (mémoires universitaires, rapports de prospections, diagnostics et de fouilles) et des données inédites issues de l’exploitation des photos aériennes ou satellites que j’effectue. Je souhaiterais d’ailleurs faire une demande d’autorisation de prospection au Service Régional d’Archéologie à la rentrée prochaine afin de déclarer les nombreux sites que j’ai repérés (enclos, enceinte, villas, tracés de voies anciennes, etc.).

L’apport de mon travail consisterait à intégrer toutes ces données dans un SIG (P. Stéphan (CNRS, LETG) serait d’accord pour me former à cette méthode d’analyse) afin de cerner au mieux les dynamiques d’occupations humaines mais aussi de contrôle de ces espaces particuliers que sont les abers sur le temps long. En plus de l’insertion de mon travail au sein du programme de recherche ArMeRIE (UBO, Inrap), ce master serait l’occasion d’approfondir mes connaissances et de replacer mes recherches à une échelle régionale voire plus large encore..